LOI SANTE

Développer une médecine de proximité autour du médecin traitant

Faciliter l’accès aux soins primaires est un objectif majeur de santé publique : c’est le gage, en particulier, d’une prévention plus précoce et d’un meilleur suivi des patients.

Présents sur l’ensemble du territoire, les professionnels de santé libéraux jouent un rôle essentiel dans cette prise en charge de premier recours. Il faut encore renforcer ce rôle (notamment par rapport à l’hôpital, vers lequel de nombreux patients se tournent encore instinctivement) en développant leur activité et en soutenant leurs initiatives. Il faut aussi les inciter à s’installer et exercer dans les territoires qui manquent de professionnels de santé. Dans cette perspective, la loi permet aux professionnels de santé libéraux de s’organiser, au niveau de chaque territoire, pour proposer à la population une offre de proximité en soins primaires, allant de la prévention à la prise en charge.

Dans le schéma retenu par la loi, ces organisations, initiées par les professionnels eux-mêmes, doivent pouvoir faire l’objet d’échanges avec les représentants des usagers, les élus et l’Agence régionale de santé (ARS), pour mobiliser tous les acteurs concernés à l’échelle de chaque territoire.

http://social-sante.gouv.fr/IMG/pdf/280116_dp_loi-de-sante.pdf

Pour soutenir les initiatives des professionnels de santé libéraux, la loi prévoit :

  • la mise en place d’équipes de soins primaires (ESP), organisées autour des médecins généralistes ;

  • la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), pouvant regrouper des médecins généralistes et spécialistes, des auxiliaires médicaux, des acteurs médico-sociaux et sociaux.

 

Ces coordinations renforcées entre professionnels amélioreront, au premier chef, le parcours de santé des patients chroniques, des personnes en situation de précarité sociale, de handicap et de perte d’autonomie.

 

Elles renforceront aussi la couverture des territoires, en particulier ceux qui manquent le plus de professionnels de santé. Elles s’inscrivent ainsi dans la continuité des mesures prévues dans le cadre du Pacte territoire santé 2, plan gouvernemental de lutte contre les déserts médicaux, qui prévoit d’apporter une aide financière ponctuelle aux porteurs des projets territoriaux des professionnels de santé.

 

Plus généralement, le Pacte territoire santé met en place, depuis 2012, des actions simples et concrètes pour inciter les médecins à s’installer dans les zones déficitaires : primes spécifiques, opportunités de stages, aide pratique à l’installation, etc.